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PREVENTION
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L'AUI s'est donnée comme mission, de soutenir les populations qui vivent sous la menace perpétuelle d'une catastrophe naturelle.
Catastrophes... vous avez dit " naturelles " ?
Il existe souvent une confusion entre la notion de "catastrophe" et celle de "phénomène naturel". Une inondation, un séisme, un ouragan ne sont pas des catastrophes. Nous les qualifions comme tels par rapport à leurs conséquences directes ou indirectes sur l'homme.
Plus une population est vulnérable, plus les effets des phénomènes naturels sont catastrophiques.
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La notion de catastrophe provient d'une inégalité des hommes devant le risque naturel. Il n'est pas étonnant, lorsque l'on prend en compte la notion de vulnérabilité, de constater que les effets des catastrophes touchent d'avantage les pays les plus démunis, et plus particulièrement ceux du Tiers Monde.
Pour expliquer la multiplication des "catastrophes" et des victimes, ce n'est donc pas du côté de la nature qu'il faut regarder, mais bien du côté des hommes et d'une vulnérabilité croissante. |

Santa Elena (El Salvador) après
le séisme du 13 janvier 2001
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PROJETS ENTREPRIS
La vulnérabilité, c'est l'ignorance des risques, c'est le manque de préparation, de prévention. C'est vivre dans des constructions non-adaptées et dans des zones dangereuses.
C'est aussi l'immobilisme des institutions politiques et administratives, la non-transmission des connaissances, l'absence de formation et d'information.
C'est enfin exploiter les ressources naturelles sans en assurer ni le renouvellement et ni le contrôle.
Le phénomène naturel n'est donc pas une catastrophe en soi, mais il le devient sur une population vulnérable.
Ainsi, pour tenter d'atténuer les effets des phénomènes naturels et mener une véritable politique de prévention, il est nécessaire de commencer par prendre en compte cette notion de risque.
Ceci se traduit par un travail " en profondeur " qui touche les aspects techniques, scientifiques et politiques.
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A la suite des inondations au Bangladesh en 1988, l'AUI s'est investie avec le Service Civil International (SCI) dans la création de pépinières. La plantation des arbres permet de consolider les digues et les talus qui servent d'abris anti-inondations et permettent de lutter contre l'érosion.
En Colombie, depuis 1987, avec le SVLJT (Secours Volontaire de l'Université de Tolima) créé après la catastrophe d'Armero, l'AUI poursuit un programme d'encadrement. Elle organise la formation de formateurs aux techniques de secours. Des volontaires colombiens ont participé aux stages d'été de l'AUI en France. Un moniteur français est parti en Colombie poursuivre la formation aux techniques de secours et maitres-chiens.
En Colombie toujours, le GARUN (Groupe Aide et Secours de l'Université Nationale de Bogota) avec le soutien de l'AUI, de l'UNDRO et de la Ligue des Croix Rouges cherche à s'équiper, se former et mettre au point, par ordinateurs, des analyses de vuInérabilité dans des zones à hauts risques. Avec Fundemos, l'AUI travaille au développement des techniques de construction de l'habitat populaire.
Au Chili, l'ASI (Accion de Socorro Internacional), branche de l'AUI, étudie un projet de prévention dans une zone menacée par des inondations et des glissements de terrain.
Solidarité Urgence Développement, le Réseau S-U-D, créé en 1990, se constitue progressivement afin de servir de point de rencontre et de catalyseur. Il permet à des ONG, des chercheurs de différentes disciplines et des représentants des pouvoirs publics de travailler ensemble pour améliorer notre solidarité face aux catastrophes naturelles.
Dans le cadre du Réseau SUD, l'Action d'Urgence Internationale a publié le dossier " Urgence pour le développement : les catastrophes naturelles et le Tiers monde : que faire ? " dont le thème porte sur " risques naturels, environnement et développement ".
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