| 4 associations unies pour le meilleur
L'URGENCE INTERNATIONALE JOUE AUSSI SON RÔLE DE PROXIMITE
Une équipe soudée d'associations humanitaires éponge les affres des inondations.
Chez Josette Bernaud, au lendemain de la catastrophe du 12 décembre 2002, se sont succédées, non seulement de bonnes volontés venues individuellement, mais aussi des associations dont le moteur est alimenté par le carburant de la solidarité. L'un des premiers sur le site : Action d'Urgence Internationale (A.U.I). Cette O.N.G basée à Montpellier, intervenant sur des catastrophes dans le monde entier, est donc intervenue notamment à Maurin (34) pour aider les plus démunis avec des outils salvateurs, comme des nettoyeurs haute pression thermiques, des pompes et de nombreuses mains, sans oublier une aide plus psychologique, de dialogue et d'écoute. Cette association est financée par une seconde travaillant dans l'ombre : le Pain de l'Espoir. Elle récolte, tout au long de l'année, les pains du lendemain dans les grandes surfaces. Une fois séchés ils sont vendus comme aliment. Pendant tout le mois de septembre, ce sont les bénévoles des " Compagnons Bâtisseurs " qui sont à l'ouvrage. Ils aident la famille Bernaud à mettre en état leur maison. Cloisons, sols, plafonds…tout est remis à neuf. Dans le cadre d'un partenariat avec la " Fondation Abbé Pierre ", ils interviennent pour aider les sinistrés se trouvant dans le dénuement. Et c'est dans le Gard, dernièrement qu'ils ont permis, lors de chantiers d'un mois, à de nombreux sinistrés de sourire à nouveau à la vie dans leur maison rénovée. Toutes ces associations ont une éthique commune " Travailler AVEC et non POUR ". C'est à dire qu'elles souhaitent que les familles aidées mettent aussi la main à la pâte, qu'elles participent, qu'elle travaillent. D'ailleurs, pour Josette Bernaud, cette aide lui a permis de ne pas perdre sa combativité face à l'adversité : " On ne savait pas par où commencer, on était perdu. Mais de voir dans un vaste élan de solidarité œuvrer des associations structurées, pouvant agir dans l'immédiat, sans pesanteur administrative, nous a donné du courage et l'envie de continuer, de ne pas baisser les bras ". Avec tous ces bénévoles, donc, elle a vécu un vibrant épisode de l'aventure humaine. Mieux encore, comme le dit Frédérique Bonneaud, d'A.U.I. des liens se sont tissés entre les sinistrés et les responsables associatifs. Ceux-ci, également sur ce chantier maurinois, ont appris à se connaître, à s'apprécier et ont décidé, à l'avenir, de mieux travailler ensemble.
Article paru dans le MIDI LIBRE Littoral du 22 septembre 2003
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